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Sciences : relevés neige et glaces

 

 

Le programme scientifique coordonné par le Dr. Haas portera sur des relevés d’épaisseur de neige et de glace le long du parcours de l’expédition, entre le pôle Nord et l’île Ellesmere, ce qui représente un transect hautement représentatif de l’état de la fonte de la banquise. Les résultats seront confrontés aux mesures effectuées dans le passé et comparés aux mesures aériennes et satellitaires. En enrichissant les bases de données par des mesures de terrain, ils aideront à surveiller la vitesse de la fonte de la banquise en Arctique.

 

Dr. Christian Haas : Allemand, 42 ans, spécialiste de la glace de mer, il travaille au Canada à l’Université de l’Alberta où il dispense des cours et où il dirige un laboratoire de recherche sur l’environnement polaire et son climat. Docteur « ès sciences » en géophysique, il a travaillé plusieurs années à l’Institut Polaire Allemand « Alfred Wegener Institut » en tant que chercheur. Ses travaux en Arctique, notamment lors de l’Année Polaire Internationale contribuent au programme scientifique européen DAMOCLES portant sur l’étude du climat en Arctique.

 

 

 

 

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Le programme scientifique coordonné par le Dr. Christian Haas portera sur des relevés d’épaisseur de neige et de glace le long des 800 km du parcours de l’expédition, entre le pôle Nord et l’île Ellesmere.
Ce transect est hautement représentatif de l’état de la fonte de la banquise du fait de sa situation géographique à la limite des deux principaux courants arctiques (Transpolaire et Giratoire de Beaufort), et de part la variété d’épaisseur de banquise que l’on y rencontre (glace mono et pluri annuelle). Par ailleurs, la présence de la base canadienne d’Alert, de la base finlandaise Station Nord (Groenland) et des aérodromes de Resolute Bay, d’Eureka et de Thule permettent régulièrement aux scientifiques d’effectuer des campagnes héliportées et aéroportées dans le secteur situé entre le nord de l’île Ellesmere et du Groenland et le pôle Nord.


La surface de la banquise est surveillée précisément par satellite depuis 1979. La détermination de son volume est plus problématique et passe par la mesure de son épaisseur. Celle-ci est mesurée par différents moyens, tous complémentaires : des mesures électromagnétiques (EM-Bird) depuis un hélicoptère, des mesures depuis un avion avec un appareil de mesure laser (LIDAR), des mesures au sol par électromagnétisme (EM-31), carottage et sondage manuels et des mesures par des bouées dérivantes. En mars 2009 sera lancé le satellite Cryosat 2 qui sera à même d’estimer le volume de glace. Les mesures de terrain comme celles qui seront menées sur l’expédition "Deepsea Under The Pole by Rolex" sont particulièrement importantes, car ce sont les seules qui permettent de quantifier le volume de neige recouvrant la banquise (les mesures aériennes et satellitaires ne différencient pas la neige de la glace).


L’ensemble de ces mesures sont utilisées pour surveiller l’évolution de la fonte de la banquise et pour mettre en place un modèle de prévision. Ce programme de surveillance de la banquise s’inscrit dans un programme plus vaste d’observation, de compréhension, de quantification et de modélisation du climat en Arctique : le programme européen DAMOCLES (Developping Arctic Modelling and Observing Capabillities for Long-term Environmental Studies) qui regroupe 45 laboratoires, 10 pays européens, les Etats-Unis et la Russie et qui a prit toute son ampleur lors de la 4ème Année Polaire Internationale 2007-2009.

 

Peandant l'expédition , la mesure que nous ferons de l’épaisseur de la couche de neige se fera tout le long du parcours tout simplement avec une tige graduée. La mesure de l’épaisseur de la glace de mer se fera lors de chaque plongée à l’aide du profondimètre plaqué à la surface inférieure de la banquise. Par un calcul alliant épaisseur de neige, densité et poussée d’Archimède, on en conclue l’épaisseur de la plaque de glace. Certaines plongées seront spécialement dédiées à ces mesures, en réalisant des transects sous-marins de 100 à 200 m. Par ailleurs, la mesure de la marche sur certaines failles rencontrées permettra de compléter les relevés par des points de surface.


Les mesures que nous ramènerons seront donc confrontées à celles effectuées dans le passé et comparées aux mesures aériennes et satellitaires. En enrichissant les bases de données par des mesures de terrain, elles aideront à surveiller la vitesse de la fonte de la banquise en Arctique. Christian Haas se chargera du traitement des relevés, de leur analyse et de leur diffusion auprès des groupes de travails concernés.

 

    
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